• ISK

La base.


Bienvenue chez toi. Fais comme chez ta mère.

Première visite ? C’est par là qu’on commence.


Premier billet. Nouvelle aventure. Alors en quelques mots, nous présenter, moi et ce blog. Moi, c’est ISK pour les intimes, Ingrid S. Kim pour mes lecteurs et mon éditeur, ISK CLAC pour mes clients. Poète par passion, traductrice / correctrice / rédactrice par vocation, le tout réuni sous le label « écrivain public ». La double casquette me permet d’écrire, tout le temps, ET de manger quand même. Pas donné à tout le monde, ça, de se lever le matin pour faire uniquement des trucs qu’on aime vraiment, surtout quand ce qu’on aime n’est pas forcément commercial, pas forcément populaire au sens marketing du terme. La poésie aujourd’hui, c’est un peu l’artisanat de la culture, l’épicerie du coin ou l’épicerie de luxe, mais épiciers nous sommes, face à la distribution de masse des « grandes maisons », de l’autoédition – on en parlera un peu, des indés, pas des blaireaux qui massacrent consciencieusement l’espoir fou et la liberté absolue qu’a failli représenter ce concept mais des quelques perles au sein du carnage général et des efforts de ces Don Quichottes de l’autoédition qui tentent désespérément de proposer de la qualité en poésie comme ailleurs – bref je m’égare. La poésie. Disais-je. Ce sera donc la pierre angulaire de ce blog. Mais je vous rassure tout de suite, j’ai bien dit LA poésie, pas MA poésie. Je ne publierai pas de textes ici, d’une part parce que j’envie terriblement les prolifiques capables de pondre des textes de qualité à un rythme soutenu (soutenu étant pour moi tout ce qui dépasse une page potable par mois, c’est vous dire) et que j’en suis totalement incapable, et d’autre part parce que ce n’est pas la vocation première de ma présente tentative d’adaptation au monde moderne.


Quelle est-elle, alors ? (ladite vocation de ce blog, suivez un peu), me demanderez-vous, pantelants, ou pas, mais j’aime bien les questions rhétoriques.


Réponse : regrouper tout ce qu’il m’eût été intéressant de trouver, de savoir, lorsque j’ai débuté (j’aime bien le subjonctif aussi, vous vous y ferez), lorsque je suis passée d’ado attardée gribouillant dans son coin à « je ne veux pas faire autre chose de ma vie, ça m’a pas l’air trop dégueu, va falloir se sortir les doigts », et tout ce qui m’intéresse ou m’est utile au quotidien, en tant que « petit » auteur (un mètre cinquante-neuf et demie, j’y tiens). Tout simplement. Les questions que je me posais, les idées reçues, les erreurs, les trucs qui marchent ou pas. Les gens. Les vrais gens, pas les autoproclamés pouêt-pouêts qui vous refourguent leur lien Amazon sans autre forme de procès au moindre bonjour. Pour que ça vous serve à vous, en tant que lecteurs, auteurs ou éditeurs.


Les maisons d’éditions vraiment intéressantes, par exemple. Celles à taille et visage humains, qui s’intéressent à leurs tâcherons, qui traquent les nouveaux talents pour de bon, et pas les imprimeurs déguisés qui publient de la daube au kilo sans le moindre travail éditorial proprement dit (correction basique, promotion minimale etc.), ni celles qui nous promettent les Musso ou Levy de demain. Non que j’aie quoi que ce soit contre ces messieurs ou leur lectorat. Simplement, si c’est ce que vous recherchez, ce blog n’est pas fait pour vous, merci quand même d’être passés. Si la poésie rendait riche, ça se saurait, depuis le temps. Si c’était de la poésie parce que ça rime, aussi. Mais c’est un autre sujet. On y reviendra aussi, sans doute. J’appelle intéressantes les maisons qui s’investissent pour proposer quelque chose de différent, d’abouti à leurs lecteurs, et une vraie relation, un vrai support à leurs auteurs. Donc ici pas de « top dix des conseils pour publier chez Gallimard », mais un focus mensuel sur une maison d’édition indépendante, spécialisée en poésie ou qui en propose sérieusement. Une dont je connais les bouquins, par exemple. Ou qui m’a été conseillée par une référence de confiance (vous, quoi). Pour vous donner, d’abord, envie de lire.


On aborde ici un axe de bataille qui me tient à cœur : si vous écrivez sans lire, vous constituez la seconde catégorie de passants qui peuvent d’ores et déjà retourner à leurs séminaires de développement personnel en ligne sans s’arrêter ici. Un « auteur » qui ne lit pas, ou qui ne lit rien du genre duquel il se réclame, c’est comme un cuistot qui aimerait pas bouffer. C’est pas sérieux. Il y aura un truc plus développé là-dessus, parce qu’il y a vraiment beaucoup, beaucoup à dire. Les poètes et parutions récentes constitueront donc une deuxième rubrique de ce blog, mensuelle également : focus sur un recueil paru depuis moins de deux ans, sur un blog actif pour certains poètes n’ayant pas encore publié, sur une collection, un podcast, un concept...


La troisième rubrique envisagée s’inscrit dans la même double logique « s’informer pour soi / s’intéresser aux autres » et s’attachera à présenter chaque mois une revue en activité qui publie de la poésie ou toutes formes hybrides sortant du narratif pur. Parce que les revues sont, plus encore peut-être que les maisons d’éditions, le vivier absolu de tout ce qu’il peut y avoir de passionnant, de nouveau, d’original en poésie sous toutes ses formes – et Calliope sait s’il y en a – aujourd’hui. Parce qu’il s’agira souvent de la première opportunité de voir son nom apparaître sur un support écrit autre que le A4 relié à la plastifieuse qu’on n’a fait lire qu’à Maman, au chat et à Chéri-chéri. Et parce que j’admire le courage, l’abnégation et le grain de folie humble qu’il faut à ces rêveurs pour s’obstiner à publier régulièrement des objets de qualité, tant sur la forme que sur le fond, voire à en créer de nouveaux, contre toute logique commerciale et toute soumission aux nécessités alimentaires.


Et enfin, la quatrième rubrique mensuelle que je pense vous proposer s’articulera autour des évènements du livre vraiment pertinents dans une optique spécialisée. Pas de Livre Paris ou de Quais du Polar donc, mais un agenda (suivi de comptes-rendus quand cela sera possible) des manifestations dédiées qui ont fait leurs preuves comme le Marché de la Poésie ou les Voix Vives de Sète, d’évènements plus confidentiels (lectures, performances, dédicaces…) ou encore des nouvelles initiatives, festivals originaux, cabarets poétiques et autres évènements, petits et grands, portant haut (ou essayant de le faire, ce qui se salue déjà bien bas) nos idéaux de lecteurs, d’éditeurs et d’auteurs de poésie. Un peu grandiloquent sur la fin, je fais souvent ça, je m’emballe je m’emballe, et je digresse. Bref.


Quatre rubriques mensuelles donc, un article par semaine en gros, et s’il me reste un peu de temps (et l’envie), quelques articles par-ci par-là, inclassés plus qu’inclassables, coups de gueule (ça m’arrive, régulièrement), partages d’expériences, anecdotes pour peu qu’elles soient pertinentes et puissent vous servir ou vous intéresser. Des articles ou sujets à la demande, aussi, pourquoi pas, des rédacteurs invités occasionnels, d’autres voix que la mienne. Tout est possible. Il suffit de proposer, de me dire ce qui vous intéresse, vous, en plus de mes dadas à moi. Une newsletter sans doute, un truc pas trop invasif, pas la notif’ tous les matins, j’ai horreur de ça, non, plutôt un récapitulatif mensuel des articles parus histoire de rien rater. Puis essayer de faire de ce truc en gestation une communauté, si possible, j’y crois, j’en connais de plus improbables. Une passerelle, entre lecteurs, auteurs et éditeurs de tout poil, de tous horizons, autour de la Poésie, avec une majuscule ouais, des Poésies même, comme ça on m’accusera pas d’avoir une approche bornée et pis d’abord c’est quôa Mâdâme la Pôésie et… Bref, derechef.


Enfin, vu que ça va prendre un certain temps de vous parler de toutes ces maisons, revues, auteurs qui me tiennent à cœur, et que je vous vois déjà en bons internautes pressés frétiller d’impatience, c’est le monde moderne ça, cette impatience, vouloir tout, tout de suite, l’art de la digression qui se perd tout ça, m’enfin je m’adapte alors d’ores et déjà à droite, les liens vers plusieurs d’entre eux qui feront par la suite l’objet d’un focus. À vous de m’aider à enrichir cette section. Si vous m’avez suivie jusque-là, vous pouvez vous inscrire, poser une question ou laisser un commentaire, proposer des trucs, flâner sur les autres articles dès qu’il y en aura, bref, faites comme chez vous. Sauf si c’est vraiment, vraiment le bordel, chez vous. Dans ce cas, faites comme chez votre mère, plutôt. À l’aise, à la maison, mais on essuie les pieds avant de les mettre sous la table et on reste corrects. Voilà, c’est ça, j’ai mon accroche :


« Bienvenue à toi. Fais comme chez ta mère. »


ISK

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